Midi-Pyrénées : une nouvelle gare internationale !

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27/11/2008

Le TLTCP ou le Très Long Tunnel Central des Pyrénées

 

 

 


 

 

 


Après l’Aéroport de Blagnac, plus modestement c’est dans le ferroviaire cette fois ci que la région Midi Pyrénées cherche une nouvelle ouverture internationale. En effet le 03/11/2008 Martin Malvy n’a pas manqué l’occasion d’inaugurer en présence de personnalités ariégeoises et andorranes la rénovation de la gare de l’Hospitalet.
En élevant virtuellement au rang de gare internationale la gare ferroviaire de l’Hospitalet située aux limites administratives des Régions « Midi Pyrénées, Languedoc Roussillon » avec l’Andorre et rebaptisée pour l’occasion : Gare d’Andorre-L’Hospitalet, la Région Midi Pyrénées renforce le démarrage de projets plus importants entre la Région et la Principauté,

Le Département de l’Ariège verra dans ce geste la justification financière que lui réclamera la Région pour participer au Plan Rail de Midi Pyrénées, qui est de 500 Millions d’euros sur 50 ans, quand bien même, comme toutes les autres régions françaises, le département de l’Ariège avait réussi à faire prendre en charge jusque là toutes les remises à niveau de son réseau par l’Etat et RFF.

Il faut savoir que la gare internationale suivante de La Tour de Carol, se situe sur le territoire des Pyrénées Orientales et que la prise en charge de la voie ferrée entre l’Hospitalet et La Tour de Carol par le Plan Rail de Midi Pyrénées n’y changera rien.
Concrètement, ce n’est toujours pas par ce transpyrénéen là que Midi Pyrénées se retrouvera malgré tout en desserte directe de l’Espagne sans encore transiter par une Région voisine.

Nous comprenons mieux maintenant l’importance d’un très long Tunnel ferroviaire de base traversant les Pyrénées avec une sortie en Région Midi Pyrénées. (Le TLTCP ou T rès L ong T unnel C entral des P yrénées)

Mais ne parlons plus de tunnel en papier ou simplement de châteaux en Espagne pour revenir sur ce Département de l’Ariège qui est encore une fois mis en avant par un projet d’autoroute toujours international reliant Barcelone à Rotterdam en passant par Toulouse et Paris.
Ce que bien évidemment l’Andorre verrait d’un bon œil, puisqu’en obtenant leur première gare ferroviaire, il se pourrait bien que l’Andorre encore intéressée par ce dernier projet apporte une nouvelle fois sa participation financière à la Région Midi Pyrénées qui s’est déjà tellement engagée sur le ferroviaire hors de chez elle avec :

- le plan rail incluant le maillon névralgique de liaison entre Midi pyrénées et l'Espagne appartenant à la Région Languedoc Roussillon
- le financement de la LGV entre Poitiers et Bordeaux qui démontre une dépendance à la Région Aquitaine
- Sans oublier la facture d'une hypothétique liaison LGV entre Toulouse et Narbonne

Cette obsession à désenclaver une Région qui s'est enfermée toute seule, c'est tout simplement le prix fort à payer pour gommer l'erreur stratégique du non intérêt porté à la ligne directe Paris-Toulouse (POLT).
Axe qui donnait autrefois toute son hégémonie à la métropole de Midi Pyrénées sur le Sud de la France en général et les Pyrénées centrales en particulier.
Position qui conforterait aujourd'hui la possibilité d'un TGV direct Toulouse Paris sans passer par Bordeaux, tout comme la Région Limouson qui a son TGV au départ de Brive.

En considérant maintenant que la planification des infrastructures nationales fret sont achevées et que la Magistrale Sud passe par l'Aquitaine, à quoi bon diriger le fret d'une traverséee centrale des Pyrénées versToulouse pour le rediriger ensuite vers Bordeaux.

TGV Toulouse-Paris : un coût exorbitant pour les collectivités


Publié le 28/11/2008 08:45 - Modifié le 28/11/2008 à 10:33 | Philippe Bernard

Conseil régional. Elus de gauche et de droite ont voté, hier, à l'unanimité la participation de Midi-Pyrénées, soit 423M€. Mais tous n'en feront pas autant dans les autres collectivités où ils siègent.

La Région s'engage pour mettre Paris à 3 heures de Toulouse en 2018.

Unanimité pour la LGV ! Gauche et droite confondues, tous les conseillers régionaux ont voté, hier, comme un seul homme pour le financement de la ligne à grande vitesse Sud-Europe Atlantique, lors de l'assemblée plénière de la Région. Une décision qui engage le conseil régional de Midi-Pyrénées à verser la bagatelle de 423 M€ afin de mettre enfin Paris à 3 heures de Toulouse en 2018. Et devrait l'endetter pour les 40 ou 50 prochaines années.

Mais l'union n'est pas sacrée. Les débats ayant précédé le vote ont apporté l'illustration des réserves formulées par la plupart des élus. Martin Malvy résume lui-même cette situation paradoxale qui conduit d'autres collectivités à rejeter toute idée de financement de la LGV ou à réserver leur réponse.

Défaillances de l'État

« On nous demande de supporter des charges relevant normalement de l'Etat, remarque le président du conseil régional. Pour la ligne Paris-Lyon-Marseille, aucune participation n'a été demandée aux collectivités territoriales. Si maintenant on fait appel à elles, il n'y a pas d'autres explications que les défaillances de l'Etat ».

Sur les 12,6 milliards d'euros pour les lignes Tours-Bordeaux, Bordeaux-Espagne et Bordeaux-Toulouse, 3,2 seront à la charge des régions, départements et communautés d'agglomération concernées . On comprend que beaucoup y mettent des conditions .

Midi-Pyrénées veut s'assurer que lorsque les travaux entre Tours et Bordeaux seront achevés, le chantier se poursuivra bien vers Toulouse. Dans un même élan d'unanimité, gauche et droite des Hautes-Pyrénées considèrent que la facture présentée à leur département est bien trop salée. Pierre Forgues, le député socialiste, dénonce « l'injustice » faite aux derniers servis par le TGV. Gérard Trémège, le maire de Tarbes, souligne que les 11,5 M€ demandés au Grand Tarbes représentent 165 % de ses investissements annuels. Sa communauté d'agglomération ne versera que la moitié. Et si d'autres collectivités l'imitent voire refusent de s'engager (comme l'Aveyron et le Tarn) ? « Cela risque de faire capoter le projet , convient Martin Malvy. Je ne vois pas comment l'Etat se substituerait à telle ou telle collectivité. La Région peut à la limite adapter sa participation mais de manière raisonnable ».

Tous les élus sont d'accord. Midi-Pyrénées doit avoir le TGV mais le coût est exorbitant.


Le correctif budgétaire approuvé par des voix de l'opposition.

«Quelles recettes demain»?

Outre les 423M€ pour la LGV, la Région a confirmé, hier, qu'elle verserait 500 M€ pour le plan rail et la rénovation des voies ferrées de Midi-Pyrénées. Un engagement colossal pour le développement du réseau ferré alors même que planent des interrogations importantes. « Le gouvernement annonce une réforme des régions et des départements et personne ne sait ce que seront nos recettes demain. Nous n'avons jamais vécu une situation aussi délétère », s'est inquiété Martin Malvy, en préambule au débat d'orientation budgétaire.

Deux autres dossiers l'amènent également à « de sérieuses interrogations » : le transfert de l'AFPA dont les conditions ne sont toujours pas clarifiées et le report du plan Campus, même si Valérie Pécresse, la ministre de l'Enseignement supérieur, a assuré Martin Malvy, lundi soir, qu'il n'était pas remis en cause.

Le président du conseil régional a tout à la fois plaidé pour une réforme de la fiscalité locale, pour un élargissement du versement transport aux régions et lancé un appel au gouvernement afin qu'il augmente sa participation au financement de la LGV.

Sur les grandes orientations budgétaires, le président de la Région a rencontré le soutien de Michel Valdiguié, le président du groupe UDF. La décision modificative budgétaire a d'ailleurs été approuvée avec des voix de l'opposition, en l'occurrence du Modem. Des rapprochements électoraux en perspective ?

 

© regiomobilite.com- 27/11/2008 - Texte : GC Commentaire: La Dépêche du Midi
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