Les Régions et ce lourd héritage ferroviaire repris à la SNCF

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23/01/2007

Intermobilité: Inégalité de résultat pour l'offre des transports publics régionaux


 

 

 

 

 


Les Lyonnais laissent la voiture au garage

Les automobilistes séduits par les Trains express régionaux. Hier, Alain Sermet, directeur régional de la SNCF Lyon, a indiqué que le nombre d'usagers des TER avait augmenté de 10 % entre 2005 et 2006. « Le trafic a littéralement explosé », a-t-il souligné. « La flambée des prix du pétrole a eu un effet déclencheur, assure Jacques Weill, en charge des TER. Et même si les cours baissaient, le nombre d'usagers ne diminuerait pas pour autant. Les automobilistes ont adhéré aux TER. »

Avec une hausse de fréquentation de 30 % sur les trois dernières années, Rhône-Alpes est la région qui a enregistré la plus forte progression en France. Inattendue, cette croissance n'a pas été sans poser de problèmes de matériel et de ponctualité. Depuis septembre, la capacité de 70 trains a dû être revue à la hausse. En 2007, le trafic devrait encore augmenter de 8 %.

C. B.

Le plan TER déçoit tout le monde

La montagne a accouché d'une souris. Le « plan d'urgence » pour les TER présenté hier au conseil régional par le directeur de la région SNCF de Bordeaux, Xavier Ouin, n'a pas convaincu. De nombreux dysfonctionnements affectent en effet le réseau depuis plusieurs mois (retards, trains surchargés ou supprimés...), suscitant des nombreuses protestations. En fin de semaine, les usagers ont même manifesté à la gare Saint-Jean. Le président (PS) de région, Alain Rousset, avait interpellé la présidente de la SNCF, mais les mesures proposées sont loin de répondre à ses attentes : « Ce plan manque d'ambition. La SNCF ne fait que rattraper son retard. » Celle-ci espère pourtant atteindre « 90 % de régularité » sur le réseau.

Parmi les mesures annoncées, « la mise en service de six autorails grande capacité (AGC), au début février ». Mais ces nouveaux matériels ne compensent pas les récentes suppressions. « Une centaine de TER ont été annulés dans les quinze premiers jours de janvier, soit autant qu'en six mois sur une année normale », rappelle Alain Rousset. Côté maintenance, « l'atelier de Bordeaux serait dorénavant prioritaire », ajoute-t-il, dubitatif. Quant aux moyens prévus en cas de problèmes, certains frisent l'indécence : « La SNCF mettra en service un autocar si le TER vers Coutras ne peut être assuré ! », peste Alain Rousset. Une dizaine d'embauches d'agents de maintenance et de conducteurs est aussi annoncée. Insuffisant, estime le conseil régional. Alain Rousset souligne enfin la nécessité de sécuriser davantage les voies de garage, pour mettre les TER à l'abri des tags. La SNCF s'y est engagée, alors que les sites dédiés font cruellement défaut. Depuis 2002, l'Aquitaine a investi 210 millions d'euros pour le renouvellement et l'accroissement du parc TER. Au total, 51 dessertes ont été créées à ce jour.

Marion Guillot

Surchauffe...

   C'est une véritable course de vitesse qu'ont engagé les Régions pour pouvoir satisfaire la demande sans cesse croissante de l'utilisation des transports publics. En effet pour des raisons conjoncturelles tant économiques que écologiques, cette demande toujours plus insistante, qui est dûe aux changements de comportement qu'effectue la population vis à vis de ses propres moyens de déplacement,nécessite des modifications perpétuelles de structures afin de répondre au mieux à la demande des usagers. Usagers qui bien sûr,trés exigeants, ont du mal à accepter toutes les imperfections de fonctionnement que la surcharge génère.
C'est ainsi que les Régions doivent faire rouler toujours plus de trains sur un réseau ferroviaire souvent en perdition, héritage malheureux dont elles ont la charge et qu'elles ne pensaient sûrement pas être obligéés de remettre à niveau si rapidement. Investissement trés lourd et à court terme que les Régions vont devoir financer pour accompagner leurs habitants vers cette nouvelle donne économique. Ne nous en faisons pas,si certaines erreurs d'investissement sont commises sur les orientations à prendre, la croissance existante les gommera. Mais, à dépenser autant d'argent, est ce que l'enjeu a bien été compris par les Régions afin qu'elles projettent le résultat de ces changements dans le temps. Ce sont elles dotées de moyens compétents pour repenser ce que sera demain, car si c'est simplement pour doubler le nombre de voies ferrées ou de TER afin de satisfaire la demande par une simple règle de trois, nous pourrons légitimement penser que l'investissement est un énorme gâchis, maintenant si en même temps cet investissement sert à améliorer le cadre de vie des habitants d'une Région par une simplification des déplacements entraînant ainsi une plus value économique et de bien être pour chacun alors, oui nous adhérons à ce projet là.

 

© regiomobilite.com- 23/01/2007- Texte : 20 minutes
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