TER : la région Midi-Pyrénées accélère la cadence

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12/12/2006

HAUTE-GARONNE, TARN, AVEYRON. 13 TRAINS SUPPLÉMENTAIRES ET 139 NOUVELLES DESSERTES AU PROGRAMME DE LA NOUVELLE GRILLE APPLIQUÉE DEPUIS HIER.


 

 

 


Davantage de trains. Davantage d'arrêts dans les gares. Avec cette nouvelle grille horaire mise en place hier, la Région veut poursuivre sa politique de développement des Trains Express Régionaux dans l'Est de sa zone.
« Une politique déjà appliquée dans les secteurs de plus grande densité comme dans l'ouest ou le sud toulousain, L'Isle-Jourdain, Colomiers, Muret… » commente le vice-président de la région Charles Marziani.
« Nous avons décidé de nous engager et nous avons doublé le nombre des trains régionaux en 5 ans : il y en a aujourd'hui 344 », signale Martin Malvy, président de la Région.
Au final, on trouvera sept trains en plus entre 7 et 9 heures et 16 et 19 heures à l'arrivée ou au départ de Matabiau et six trains supplémentaires sur l'axe Brive-Rodez. Sur cet axe, il s'agit notamment de pallier le retrait du direct Paris-Rodez, ligne supprimée au grand dam des Lotois et Aveyronnais, qui manifestaient encore pour son maintien dimanche à Figeac.
La nouvelle grille prévoit également 139 arrêts supplémentaires, dans les gares du Tarn du Lot et de l'Aveyron, avec des correspondances plus nombreuses à Saint-Sulpice (81), Figeac (46) ou Rodez (12). Sur Toulouse-Castres-Mazamet, on passe de 16 à 22 dessertes par jour et sur l'axe Toulouse-Albi-Rodez, les dessertes sont prolongées jusqu'à Albi-Carmaux et Rodez.

DES TRAINS PLUS PLEINS QUE PRÉVU
« Nous avons essayé d'avoir des cadencements, précise Charles Marziani, mais surtout de permettre des correspondances à Figeac et Rodez vers Brive et Paris. »
« On nous a mis devant le fait accompli, estime de son côté Alain Berthoumieu, de la Fédération des Usagers des transports (Fnaut). Certes, on peut se réjouir de ces nouvelles dessertes, mais certaines autres ont été supprimées, notamment entre Saint-Sulpice et Albi. Nous payons notre billet de chemin de fer, nos impôts à la région et nos impôts à l'État qui subventionne la SNCF, et nous ne sommes pas entendus, comme par exemple pour cette suppression de la ligne Rodez-Paris qui est une vraie régression. »
« Nous avons eu plusieurs réunions de concertation avec les usagers, assure Charles Marziani. Mais il se peut effectivement que certains horaires soient modifiés. »
« On augmente l'offre, c'est plutôt positif, estime Philippe Pauchet, directeur délégué au TER, mais il y aura des habitudes à changer : il nous faut trouver de nouveaux voyageurs, sans perdre les anciens ! »
Le directeur délégué a observé le premier jour des nouvelles dessertes : « Les trains étaient plus pleins que prévu ! Nous allons donc analyser les résultats de ces 929 arrêts et étudier comment les gens vont se répartir. Ensuite, il y aura des réglages côté voyageurs, mais aussi côté SNCF. »
Il s'agit donc désormais de trouver la bonne cadence.

Dominique Delpiroux

Peu importe le coût!

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    © regiomobilite.com- 12/122006 - Texte :La Depeche
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